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En Russie, un responsable d’une importante ONG de surveillance électorale en détention

En pleine vague de répressions en Russie, un tribunal russe a placé en détention provisoire vendredi un responsable de l’ONG Golos, accusé d’être investi dans les activités d’une « organisation indésirable ». Grigori Melkoniants, coprésident de l’ONG de défense des droits des électeurs, avait été arrêté la veille. La justice lui reproche ses liens avec le réseau européen des organisations pour l’observation des élections, déclaré « indésirable » par les autorités russes.

Le tribunal de Basmanny, à Moscou, a décidé vendredi de le placer en détention provisoire au moins jusqu’au 17 octobre, dans l’attente de son procès, selon des images diffusées par la cour. Sur cette vidéo, M. Melkoniants accueille la décision l’air impassible. Il est ensuite conduit en dehors de la salle, menotté et avec un léger sourire.

Son avocat Mikhaïl Birioukov, qui a annoncé que son client allait faire appel, a dénoncé face à la presse des accusations « sans fondement ». « Avec cette affaire, [les autorités] veulent probablement intimider de nombreux observateurs indépendants, pour qu’ils renoncent à surveiller [les élections en Russie], ou se taisent sur ce qu’ils voient pendant ces élections », a-t-il déploré.

Le placement en détention provisoire de M. Melkoniants survient à quelques semaines des élections régionales de septembre et à moins d’un an de la présidentielle de 2024 en Russie. Des dizaines d’organisations en Russie ont été déclarées « indésirables » par la justice, ce qui expose leurs collaborateurs à des poursuites judiciaires.

L’ONG Golos (« voix ») a été placée en 2021 sur la liste des « agents de l’étranger », une désignation controversée qui soumet les organisations visées à de fastidieuses procédures administratives et fait planer sur elles la menace d’amendes. Les domiciles de plusieurs membres de Golos ont été perquisitionnés jeudi par la police à Moscou, à Saint-Pétersbourg (Nord-Ouest), à Kazan (Volga) et à Tchéliabinsk (Oural), selon l’ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations en Russie.